Jusqu’à la page 11 d’inhibition, symptôme et angoisse, dans ce chapitre II, il était question de la façon dont le moi exerçait son pouvoir sur les motions pulsionnelles venues du ça pour les refouler, quand elles faisaient obstacle au principe de plaisir (le moins de vagues possible) pour cela il lui suffisait d’envoyer un simple petit signal de déplaisir sous forme de l’angoisse.
Inhibition, symptôme, angoisse noués avec le noeud borroméen
Pour ceux que ces questions intéressent : Au cours de la première séance du séminaire RSI, Lacan annonce ce qu’il compte développer dans le fils de son enseignement et il y inclut le nouage de ces trois concepts freudiens Inhibition, Symptôme, Angoisse.
« Un point que je suggère est d’ores et déjà celui-ci, pour revenir à Freud, c’est à savoir ce quelque chose de triadique, il l’a énoncé Inhibition, Symptôme, Angoisse.
Les axiomes de la formation du symptôme pour Freud et pour Lacan
Comme Vanessa Brassier a fait une lecture très rigoureuse de ces deux chapitres II et III d’Inhibition, symptôme et Angoisse, cela me laisse toute liberté de vagabonder autour de ce texte (je n’ai pas lu plus de trois pages, 7, 8, 9).
Ceci dit je préfère, avant de trop vagabonder, partir de cette rigoureuse définition que Freud donne du symptôme et qu’il faudrait presque apprendre par cœur :
Inhibitions par rapport à trois autres fonctions du moi, alimentation, locomotion, travail
Tout se révèle si compliqué que je vais m’en tenir, pour l’instant, à ce premier chapitre du texte de Freud sur l’inhibition. Il a abordé l’inhibition par rapport à la fonction sexuelle, du côté des hommes. Mais pour les femmes, il a abordé directement la question de l’angoisse, comme si pour elles, il n’y avait pas d’inhibition qui tienne et qui soit donc là pour les en protéger (voir le texte précédent). Comme promis il aborde ensuite les trois autres fonctions du moi, la nutrition, la locomotion et le travail.
Qu’est que l’inhibition par rapport au symptôme ? Les lieux de l’angoisse
Inhibition et symptôme
En principe le chapitre I de « Inhibition, symptôme et angoisse » est consacré aux inhibitions, le second aux symptômes. Dans les faits il en va tout autrement car dés le début du chapitre l’angoisse fait son apparition et elle perturbe ce beau plan.
A propos de l’angoisse comme concept (angoisse de réel et angoisse de désir)
Donc voici quelques repères de dates au moment où nous commençons à lire « Inhibition, symptôme, angoisse » pour nous préparer à notre lecture du Petit Hans :
Le texte Analyse d’une phobie chez un petit garçon de 5 ans est publié en 1909.
Le texte de l’Homme aux loups par Freud a été rédigé peu après la conclusion du traitement en 1914/1915 et publié plus tard. Freud lui-même le rattache en note à son autre texte « Contribution à l’histoire du mouvement analytique ».
Introduction à la psychanalyse date de 1915 et 1916.
La métapsychologie est également de 1915.
L’au-delà du principe de plaisir est de 1920
Inhibition, symptôme, angoisse de 1926 mais écrit au cours de l’été 1925.
Premières notes de lecture d’Inhibition, symptôme et angoisse
Freud détermine trois sources de l’inhibition, tout d’abord, éviter un conflit avec le ça ou avec le surmoi tandis que la troisième est d’un autre ordre elle survient quand le moi est débordé par d’autres sources d’intérêt, par exemple un deuil à accomplir. Il est comme un capitaliste qui ayant trop investi doit restreindre ses dépenses par ailleurs.
L’assertion du délire de persécution : « Non ce n’est pas lui que j’aime, je le hais parce qu’il me hait »
A propos du délire de persécution de l’Homme aux loups
J’avais laissé de côté le dernier paragraphe du chapitre précédent qui a pour thème la question des cadeaux que l’Homme aux loups attendait du père et de Freud. D’un certain point de vue, cela a fait également problème dans cette analyse, puisque recevoir des subsides venant des analystes était une façon de donner satisfaction à sa demande d’être satisfait par son père et c’était donc une façon d’entériner sa position féminine passive vis-à-vis de lui. (p.308)
Hypocondrie
J’ai été relire Introduction au narcissisme, le texte de Freud où il aborde la question de l’hypocondrie. C’est un texte passionnant. Pour ce qui nous intéresse ce qui ferait de l’hypochondrie une preuve de la psychose de l’Homme aux loups, selon Ruth M.B. voici le passage qui démontre le contraire
« Accueillir à bras ouverts la castration »
Voici un petit topo pour savoir où nous en sommes de cette lecture (supplément à l’histoire d’une névrose infantile) . Nous abordons le chapitre V intitulé : « Le diagnostic » c’est là que va être abordée par l’analyste la question de la psychose de l’Homme aux loups, de sa « paranoïa à forme hypocondriaque ». Les termes utilisés par elle ne sont pas des termes analytiques mais des termes psychiatriques, termes qui au demeurant ne semble jamais avoir été utilisés par Freud (mais c’est à vérifier).