Lacan précise bien que ce n’est que dans une référence au symbolique que le fonctionnement du schéma optique peut être assuré et pour le représenter au cœur même du schéma, il pose le fait que le fonctionnement du miroir plan, son inclinaison plus ou moins grande, est commandée par la voix de l’Autre. D’ailleurs il nomme ce miroir plan qui répartit de part et d’autre de l’espace le moi et le petit autre, grand A. Mais avec cette voix de l’Autre ne peut être qu’introduit par ce qu’il trahit de façon énigmatique dans sa parole, ce qu’il en est de son désir.
Pour décrire ce qui se passe entre Dora et Madame K. mais aussi entre Dora et Freud, il simplifie le schéma. A la place du moi et du petit autre qui se situe de part et d’autre du miroir, il inscrit ces deux points O et O’. Entre o et o’ se passent deux mécanismes que Lacan nomme de deux termes, au reste emprunté à Freud, » projection » et » introjection « . La projection va de O à O’, donc du moi au petit autre, tandis que l’introjection va dans le sens contraire de O’ à O, du petit autre au moi.