Les rêves qui se trouvent dans ce nouveau chapitre, page 309 de la version J.P Lefebvre, ne sont là que pour mettre en évidence le fait que les rêves sont toujours égoïstes et sont des célébrations du Moi du sujet. C’est toujours lui le héros du rêve.
Celui que Freud décrit, page 310, rappelle un peu le rêve de la monographie botanique. Là encore c’est un livre exposé dans la vitrine d’un libraire qui provoque son rêve : « Le nom de la nouvelle collection est : orateurs (ou discours) célèbres, et le numéro 1 de la série porte le nom du docteur Lecher. » Comme ce fragment du texte est mis en italique, cela suppose que c’est le texte même du rêve. Il est donc très court.
Dans l’analyse de ce rêve, Freud s’étonne de l’intérêt qu’il porte à ce dénommé Lecher. Il le définit en effet comme « l’orateur perpétuel de l’obstruction allemande au parlement ». C’est donc un incorrigible parleur ou orateur mais qui ne le fait que pour empêcher les autres de parler. De fait, ce Lecher, c’est lui, Freud, obligé de parler plusieurs heures par jour avec de nouveaux analysants.